#4 Mamijo & le désir d’améliorer l’accompagnement vers la fin de vie

Cher journal,

Aujourd’hui je vais te parler de Mamijo ! Alors non, il ne s’agit pas du joli surnom d’une de mes mamies, mais du nom d’une nouvelle association.

Mamijo m’a été conseillée par le Docteur Claude Grange (toujours, on l’aime beaucoup). C’est donc sur ses recommandations que je les ai contactés et que j’ai eu la joie de lire en retour : « Votre mail tombe à pic, je m’intéresse à faire la même formation que vous ! ». (Petite fierté non dissimulée)

Nous avons donc eu un joli temps d’échange me permettant de leur présenter le métier, et aussi de connaître l’objet de leur association. Mamijo est composée de membres aux profils variés, qui ont été touchés par l’aidance et / ou le deuil et qui ont envie de s’investir dans un projet pour faire évoluer les pratiques palliatives.

En ce moment l’association récolte des fonds afin de réaliser un état des lieux complet des dispositifs existants à ce jour, afin d’ensuite développer les outils qu’ils identifieront nécessaires et prioritaires pour améliorer la prise en charge de la fin de vie. De l’ouverture de maisons de fin de vie (mon rêve !) à la négociation avec des mutuelles pour prendre en charge les frais, par exemple, d’une Doula de fin de vie, (exemple au hasard) : le spectre est large et sera précisément défini après cette étude.

Mamijo est une merveilleuse rencontre qui est venue confirmer l’intérêt pour mon métier et m’encourager à m’accrocher.

Je sais qu’à terme le métier sera reconnu. Il existe dans tellement d’autres pays ! Il est déjà intégré dans leurs process palliatifs. Il y a une forme de foi et d’abnégation à avoir pour s’accrocher et continuer d’aller trouver d’autres Mamijo. Pas uniquement pour moi mais avant tout pour le sens de ces combats :

Donner aux gens en fin de vie la place d’être vus et entendus jusqu’à leur dernier souffle.

Arrêter ce sentiment de perte de sens de la vie dès lors qu’une personne ne serait pas productive pour la société. (Le compte « Mel & Fernande » en est un superbe exemple et livre le même combat.)

Retrouver un peu d’humanité. (J’ai découvert un épisode très chouette en écrivant cet article : « S’estimer, pour s’oublier, pour se tourner vers l’Autre, le monde et la vie «  avec Christophe André.)

Soulager les aidants (il y a du boulot).

Se rappeler que dans « fin de vie » il y a : « vie ». La personne n’est pas morte, pas encore. Et poursuivre le combat des unités palliatives existantes qui sont déjà merveilleuses mais malheureusement, insuffisantes.

Je pourrais continuer longtemps car les batailles sont nombreuses ! Mais pouvoir échanger avec Mamijo c’est savoir que partout des gens se lèvent pour cela. C’est une bonne dose d’espoir pour continuer les démarches…et s’accrocher !

Alors voilà cher journal, je parle beaucoup des galères ici mais il y a de belles rencontres et je me suis dit qu’un peu de grain à moudre te ferait du bien aussi. Je ne sais pas encore sur quoi portera la semaine prochaine mais si tu trouves que je râle trop n’hésite pas à me le dire, après tout je suis désormais dans la ville de la râlerie, et je constate que c’est une habitude facile à prendre ici…

Affaire (et habitude) à suivre…

Lettre #4

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